YAOU – 36e ÉDITION DE LA JOURNÉE INTERNATIONALE DES DROITS DE L’ENFANT :
La sous-préfecture et SOS Villages d’Enfants unis pour porter haut la voix des enfants
YAOU, 22 nov. 2025 (TOP MÉDIAS) – La cour du groupe scolaire de Yaou, dans le département d’Aboisso, a vibré samedi lors de la célébration décalée de la 36e Journée internationale des droits de l’enfant (JIDE), placée sous le thème « Ma journée, mes droits ». Une initiative conjointe du Village d’Enfants SOS d’Aboisso et de la sous-préfecture de Yaou, en collaboration avec la Direction régionale de la Femme, de l’Enfant et de la Famille du Sud-Comoé.
Enfants, parents, chefs de villages, enseignants, associations et autorités administratives ont répondu massivement à l’appel, donnant à l’événement une forte dimension communautaire. L’ouverture de la cérémonie a été marquée par un défilé des enfants, fièrement alignés pour symboliser leur unité et leur volonté d’être entendus.
Le manager du Village d’Enfants SOS d’Aboisso, Kouamé Nafiassou, s’est réjoui de cette mobilisation qu’il décrit comme « un engagement réel pour la cause des enfants ». Il a rappelé la vision de l’organisation : garantir à chaque enfant un cadre familial protecteur, empreint d’affection et de respect. Il a également insisté sur la nécessité de « sensibiliser davantage les communautés » afin de consolider les acquis et faire reculer les violations des droits de l’enfant.
Moment fort de la cérémonie, l’intervention de Gnamitche Akassoua Grâce Prunelle, porte-parole des enfants, a profondément ému l’assistance. Elle a salué les initiatives menées en leur faveur tout en appelant les autorités, parents et partenaires à redoubler d’efforts face aux violences, abus, déscolarisations et autres dangers qui touchent encore trop d’enfants en Côte d’Ivoire.
« Agissez maintenant ! Il est possible de briser le cycle de la violence envers les enfants », a-t-elle lancé.
Représentant l’État, le sous-préfet de Yaou, Segneblé Germain Claude Olivier, a réaffirmé la détermination du gouvernement à défendre les droits des enfants. Il a rappelé l’existence de comités de protection dans chaque village et campement, invitant les populations à soutenir leurs actions. Selon lui, les parents doivent jouer leur rôle premier : « créer un environnement sain, propice au développement de l’enfant ».
L’événement s’est clôturé dans une ambiance vivante et engagée. Plusieurs enfants ont brandi des pancartes portant des messages forts, appelant au respect de leurs droits, à la protection, à l’écoute et à l’éducation pour tous. À Yaou, cette 36e JIDE a permis aux plus jeunes de faire entendre leurs revendications avec clarté et détermination.
Olivier Mignon
Top Médias




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