Diatokro : Les femmes agricultrices sensibilisées aux dangers des pesticides
Par Soumayé Hervé, 22 novembre 2024
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| Les femmes ont été formées aux dangers des pesticides |
Lundi 18 novembre 2024, à Diatokro, dans la sous-préfecture d’Adaou, l’ONG YETHIO et la Coalition pour la Protection du Patrimoine Génétique Africain (COPAGEN) ont organisé une session de sensibilisation sur les impacts des pesticides chimiques et les bienfaits de l’agroécologie. Cet événement a réuni des femmes agricultrices et commerçantes du vivrier des coopératives d’Ayenouan et de Diatokro, mettant en lumière des solutions durables pour une agriculture respectueuse de l’environnement et de la santé.
Nanan Gnanin Arsène, président de l’ONG YETHIO, a ouvert la rencontre en dénonçant les effets dévastateurs des pesticides chimiques. « Ces produits détruisent nos terres, contaminent nos nappes phréatiques et mettent en danger la santé humaine. Si nous ne réagissons pas rapidement, les conséquences seront désastreuses pour les générations futures », a-t-il averti. Selon lui, loin de garantir une meilleure productivité, l’utilisation de ces substances menace les ressources naturelles et la sécurité alimentaire à long terme. En réponse à ces défis, l’agroécologie a été présentée comme une alternative essentielle. Nanan Gnanin Arsène a expliqué que cette approche privilégie des pratiques agricoles durables, telles que l’utilisation de biopesticides et de biofertilisants naturels. « L’agroécologie nous permet de produire des aliments sains tout en préservant l’environnement. C’est une solution viable pour protéger notre terre et notre santé », a-t-il souligné.
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| Jean-Paul Sikeli, Secrétaire exécutif de la COPAGEN, a insisté sur la vulnérabilité des femmes rurales face aux pesticides |
Jean-Paul Sikeli, Secrétaire exécutif de la COPAGEN, a quant à lui insisté sur la vulnérabilité des femmes rurales face aux pesticides. « Elles sont en première ligne, non seulement comme productrices, mais aussi comme nourrices, exposées quotidiennement aux dangers des produits chimiques », a-t-il rappelé. Citant une étude de l’ONU de 2017, il a alerté sur les 385 millions de cas d’intoxication aux pesticides chaque année dans le monde, touchant principalement les populations des pays du Sud et les enfants. Pour accompagner les femmes vers des pratiques plus sûres, des mesures concrètes ont été proposées. Des formations sur la fabrication de biopesticides et de biofertilisants, la création de magasins spécialisés dans les produits agroécologiques, et la mise en place d’un label de certification pour les produits biologiques figurent parmi les initiatives envisagées.
Cette rencontre a suscité un réel engouement parmi les participantes, conscientes des enjeux environnementaux et sanitaires. En s’engageant dans l’agroécologie, elles pourront améliorer durablement la qualité de leurs récoltes tout en protégeant leur santé et celle de leurs familles.
Diatokro marque ainsi une étape décisive vers un modèle agricole plus durable et plus équitable, où la protection de l’environnement et le bien-être des communautés locales sont au cœur des priorités.
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